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22 mars 2019

Le capital humain en technologie : le plus important fossé à combler par Alexandre Sieber d’Investissement Québec

Principales conclusions :

  1. La technologie est non seulement un secteur important en soi, mais elle produit également les outils que les autres secteurs doivent utiliser pour devenir plus efficaces et plus pertinents. En ce sens, toutes les entreprises sont des entreprises de technologie.
  2. Le rythme des changements technologiques est la préoccupation majeure des entreprises de technologie, ainsi que les autres secteurs.
  3. La gestion du capital humain, c’est-à-dire la recherche, la rétention et l’amélioration du talent, constitue le défi le plus important que l’industrie de la technologie doit relever. Le gouvernement et le système éducatif doivent également jouer un rôle dans la résolution de ce problème en garantissant la disponibilité et les compétences de la main-d’œuvre.

Appel à l’action :

Je voudrais d’abord exhorter les jeunes québécois à reconnaître qu’ils ont la possibilité d’obtenir ce qui pourrait être l’un des plus grands succès économiques de l’histoire du Québec. Pour la première fois de son histoire, le Québec est un chef de file mondial à l’heure de la révolution technologique transformatrice. La position du Québec en IA, par exemple, crée un précédent et il appartient à nos jeunes de passer à l’action. Ensuite, je dirais aux dirigeants politiques, du monde de l’éducation et du monde de l’entreprise qu’il est nécessaire de mettre au point les meilleurs programmes de formation au monde afin de combler le fossé qui existe entre le capital humain et la technologie.

Quels sont les forces et les faiblesses de l’économie numérique du Québec?

 « Au cours des 10 dernières années, notre secteur de la technologie a montré une croissance annuelle moyenne deux fois plus rapide que celle de notre économie dans son ensemble. »

Le secteur de la technologie au Québec est en plein essor avec plusieurs champions tels que CGI, Coveo, Hopper, Lightspeed, Element AI et Stradigi AI, pour n’en nommer que quelques-uns. Au
cours des 10 dernières années, notre secteur de la technologie a montré une croissance annuelle moyenne deux fois plus rapide que celle de notre économie dans son ensemble. Le secteur comprend environ 8 000 entreprises et compte environ 210 000 professionnels de TI. Fait intéressant, la moitié d’entre eux travaillent pour des entreprises autres que celles en TI, telles
que les distributeurs de produits alimentaires, les fabricants et les services financiers. Ceci montre que presque tous les secteurs de l’économie ont adoptés un certain niveau de technologie. La technologie n’est donc pas seulement importante en tant que secteur unique, mais également en tant qu’outil de développement et d’efficacité approprié à toutes les industries. En ce sens, toutes les entreprises sont des entreprises de technologie.

« La technologie, avec la démographie et le changement climatique, est l’une des trois grandes tendances qui auront un impact non seulement sur le fonctionnement des entreprises, mais également sur l’évolution de notre économie. »

La technologie, avec la démographie et le changement climatique, est l’une des trois grandes tendances qui auront un impact non seulement sur le fonctionnement des entreprises, mais également sur l’évolution de notre économie.
La force de notre secteur de la technologie, avant tout, réside dans notre orientation dynamique sur les investissements. Les investissements en recherche et développement ont augmenté d’environ 30 %, ce qui est essentiel pour les entreprises qui souhaitent rester pertinentes dans leur secteur. Deuxièmement, le secteur de la technologie est le principal bénéficiaire du capital de risque au Québec. Québec a compté pour environ 32 % des investissements canadiens de capital de risque, malgré que la province représente environ 20 % du PIB du Canada. Troisièmement, le niveau de confiance des entrepreneurs et des investisseurs québécois est sans doute encouragé par l’ampleur des investissements publics dans les technologies de l’information. Le gouvernement du Québec a mis en place des incitations généreuses disponibles pour presque tous les aspects opérationnels des entreprises. Cela comprend le soutien à l’entrepreneuriat, les start-ups, la participation à des fonds de capital de risque ainsi que le crédit d’impôts pour le recrutement, la formation et l’investissement dans la recherche universitaire.
En termes de défis, le secteur de la technologie au Québec fait face à des défis stratégiques et structurels, qui peuvent être classés en quatre catégories.

« Nous devons aider [nos PME] à se développer pour leur permettre de faire des acquisitions, d’investir dans un développement dynamique et d’avoir un impact sur la scène mondiale. »

Le premier est la question du déploiement à plus grande échelle ; la plupart de nos entreprises informatiques sont des petites et moyennes entreprises (PME). Nos PME ont tendance à être un marché d’escompte pour les acheteurs étrangers. Nous devons les aider à se développer pour leur permettre de faire des acquisitions, d’investir dans un développement dynamique et avoir un impact sur la scène mondiale. Cette industrie est remplie de joueurs vedettes, mais nous avons maintenant besoin de groupeurs.
Le deuxième défi est le recrutement et la gestion des talents. Face à la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie, les entreprises de technologie doivent d’abord recruter des travailleurs et par la
suite investir dans la requalification professionnelle en raison de l’évolution rapide des technologies.
Le troisième défi concerne l’adaptation, qui consiste à suivre la vitesse du changement, être agile et adopter les nouvelles technologies dès le début. Aujourd’hui, 65 % des entreprises de
technologie déclarent que leur principale préoccupation est le rythme des changements technologiques.

« Nous entrons dans une phase de changement très intense ; dans les cinq ou 10 prochaines années, les technologies perturbatrices deviendront essentielles pour les entreprises. »

Nous entrons dans une phase de changement très intense ; dans les cinq ou 10 prochaines années, les technologies perturbatrices deviendront essentielles pour les entreprises. Enfin, nous devons développer nos marchés d’exportation. Les États-Unis sont et resteront, notre plus grand partenaire commercial. C’est la plus grande économie du monde et elle est à nos portes. Cependant, avec 70 % de nos exportations totales, y compris l’informatique, dirigées aux États-Unis, il est essentiel de diversifier nos marchés.

Nous devrions travailler plus rapidement pour développer des marchés avec lesquels nous avons des accords commerciaux comme l’Europe. Nous devons tirer parti de l’Alliance du Pacifique et nous concentrer sur les marchés à forte croissance comme la Chine, l’Inde et l’Asie du Sud-Est. À moyen terme, l’Afrique constituerait également un important pôle de croissance.

Quel rôle le gouvernement devrait-il jouer auprès de l’accélération du développement de l’économie numérique au Québec?

« Le capital humain est probablement l’atout le plus important du secteur des technologies. Le gouvernement et le système éducatif doivent déployer davantage d’efforts pour élaborer des programmes de formation dont l’industrie a besoin, et garantir que la formation est dispensée dans toute la province. »

Le gouvernement est déjà très présent dans l’industrie et continuera fort probablement à l’avenir. Le ministre François Legault a réaffirmé à plusieurs reprises sa conviction de l’importance du rôle de l’état dans le développement économique. Le gouvernement a certainement un rôle à jouer à maintenir un environnement concurrentiel pour l’industrie de la technologie par le biais d’une série de mesures. Généralement, le gouvernement fait la promotion de l’augmentation du nombre d’entreprises et les aide à se développer et accéder les marchés internationaux.
Le gouvernement a aussi un rôle essentiel à jouer en ce qui concerne la disponibilité et les compétences de la main – d’œuvre. Le capital humain est probablement l’atout le plus important
du secteur des technologies. Le gouvernement et le système éducatif doivent déployer davantage d’efforts pour élaborer des programmes de formation dont l’industrie a besoin, et garantir que la formation est dispensée dans toute la province. Les emplois en haute demande, comme les ingénieurs, les analystes et les programmeurs ont besoin de candidats qualifiés. Nous devons
également attirer davantage de femmes vers le secteur technologique, qui compte que 20 % de la main-d’œuvre. De plus, le gouvernement doit faciliter la préparation de notre industrie pour répondre aux besoins futurs. Par exemple, l’informatique en nuage, l’intelligence artificielle (IA), les médias sociaux, la mobilité, le commerce électronique et la cybersécurité sont tous des secteurs industriels en croissance où le gouvernement doit jouer un rôle.
En termes d’investissement, Investissement Québec a évidemment un rôle à jouer, non seulement dans la technologie, mais dans d’autres secteurs de l’économie. Par exemple, nous avons lancé
l’Initiative manufacturière innovante avec plusieurs partenaires pour encourager les fabricants à adopter l’industrie 4.0 et intégrer des outils tels que l’automatisation, l’impression 3D, l’application numérique et l’intelligence artificielle. Lorsque nous avons lancé le programme, seulement 20 % des entreprises manufacturières du Québec avaient automatisé au moins la moitié de leurs opérations, comparativement à 55 % aux États-Unis et à 75 % en Allemagne.
Nous avons développé un programme orienté sur l’action et les solutions, qui offre des ateliers et des démonstrations. Nous sommes allés sur le terrain rencontrer les entrepreneurs. En deux ans, nous avons participé au financement de près de 700 projets innovateurs et nous avons investi plus de 1 $ milliards de dollars en projets d’une valeur totale de 6 $ milliard. Le succès de cette initiative a dépassé tous nos objectifs. Ce fut l’un des projets de mobilisation, d’éducation économique et de soutien stratégique les plus réussi de l’histoire d’Investissement Québec.

Comment voyez-vous le secteur technologique et les services financiers du Québec se recouper?

Il y a deux manières principales dont la finance et la technologie interagissent : la Fintech et l’investissement en technologie. La Fintech crée une révolution dans le secteur banquier et la gestion d’investissements. Par conséquent, le milieu de l’investissement est devenu l’épicentre des technologies de l’information. L’introduction de l’IA conduira à des gains importants en termes d’efficacité au niveau opérationnel et en matière de rapport. L’IA réduira considérablement le temps d’exécution et laissera plus de temps pour les interactions personnelles avec les clients. Alors que la technologie va perturber notre secteur financier, le Canada et le Québec sont des marchés matures et ouverts à ces changements parce qu’ils comprennent la valeur du gain potentiel.

« Les entrepreneurs en TI identifient une difficulté à suivre le rythme du changement technologique, qui constitue le principal défi de leur croissance. »

Deuxièmement, la capacité du milieu d’investissement québécois à investir dans les technologies de l’information, est contestée à un environnement technologique qui change rapidement. Les entrepreneurs en TI identifient une difficulté à suivre le rythme du changement technologique, qui constitue le principal défi de leur croissance.

De même, les institutions financières ont du mal à constamment améliorer leurs compétences et à recruter les meilleurs talents pour comprendre les nouvelles technologies. En tant qu’investisseurs, nous devons être en mesure d’évaluer le risque et le potentiel d’un projet commercial mettant en jeu une technologie qui n’existait pas il y a quelques mois. Cela dit, j’estime qu’une bonne institution financière devrait pouvoir simplifier des idées complexes et sophistiquées et les promouvoir.

Comment voyez-vous la position d’Investissement Québec sur la croissance du secteur des technologies?

Notre mission est de réduire les risques liés à un projet ou à une transaction. Au cours des derniers mois, Investissement Québec a étudié l’écosystème financier afin d’identifier et de définir les besoins non satisfaits de nos sociétés, ce qui nous aidera à redéfinir notre positionnement sur le marché. Investissement Québec assume le rôle d’un investisseur complémentaire du secteur privé en investissant avec elles pour réduire les déficiences des marchés de capitaux. Nous avons accès à une gamme complète d’options de financement et d’investissement et pouvons trouver la solution optimale pour concrétiser le plan d’une entreprise. En tant qu’investisseur patient, Investissement Québec est dans une classe à part. Notre capacité d’investir à moyen et à long terme rend notre organisation un important fournisseur de fonds pour le capital de démarrage ainsi que le capital de croissance.

Où se situe le potentiel le plus fort parmi les secteurs de l’industrie informatique au Québec?

« La vitesse de connexion plus rapide déclenchera la révolution de l’IA. »

Tous nos secteurs informatiques sont en bonne position pour assurer la croissance. Cependant, ily a deux forces qui les traversent et qui auront un impact sur tous les secteurs de l’industrie. Le
premier sera la connectivité 5G au Canada en 2019 et 2020. Cela signifie que les vitesses de connexion Internet seront environ 200 fois plus rapides que la meilleure connexion 4G LTE actuelle. Cette augmentation de vitesse fournira un coup de pouce pour la technologie mobile et permettra, par exemple, la connexion de milliers de véhicules autonomes et de millions d’appareils.
La vitesse de connexion plus rapide déclenchera la révolution de l’IA, —la deuxième force qui affectera tous les secteurs. Les applications IA reçoivent des entrées de flux de données en temps
réel et la connectivité 5G était l’ingrédient manquant pour véritablement adopter les vagues d’applications IA dans tous les secteurs de notre économie.

« Il y a un fort engouement pour l’IA dans la province, principalement à Montréal, qui contribuera à la croissance de tous les autres secteurs de TI dans la ville et la province. »

Le leadership du Québec en matière d’IA est reconnu dans le monde entier, mais la concurrence est féroce. Nous devons rester vigilants pour ne pas perdre notre élan. Notre force en IA provient de multiples aspects. Ceux-ci incluent ; 11 000 étudiants universitaires inscrits dans des programmes liés à l’IA ; plus d’un milliard de dollars d’investissements annoncé depuis 2016, et Montréal étant choisie par le gouvernement fédéral comme siège de SCALE.AI, qui sera le superamas de l’IA au Canada. Il y a donc un fort engouement pour l’IA dans la province, principalement à Montréal, qui contribuera à la croissance de tous les autres secteurs de TI dans la ville et la province.

« Nous devons continuer à rendre les importants progrès que nous avons accomplis dans le domaine de la recherche fondamentale accessible à tous les secteurs. »

Nous devons continuer à rendre les importants progrès que nous avons accomplis dans le domaine de la recherche fondamentale accessible à tous les secteurs.

Je voudrais d’abord exhorter les jeunes québécois à reconnaître qu’ils ont la possibilité d’obtenir ce qui pourrait être l’un des plus grands succès économiques de l’histoire du Québec. Pour la première fois de son histoire, le Québec est un chef de file mondial à l’heure de la révolution technologique transformatrice. La position du Québec en IA, par exemple, crée un précédent et il
appartient à nos jeunes de passer à l’action. Ensuite, je dirais aux dirigeants politiques, du monde de l’éducation et du monde de l’entreprise qu’il est nécessaire de mettre au point les meilleurs
programmes de formation au monde afin de combler le fossé qui existe entre le capital humain et la technologie.

Bio

Alexandre Sieber est premier vice-président, Services financiers aux entreprises et stratégies clients depuis mars 2017. Avant de se joindre à Investissement Québec, M. Sieber occupait le poste de premier vice-président et directeur général principal chez CBRE depuis 2012. À ce titre, il était notamment responsable de l’orientation stratégique et de la performance opérationnelle et financière des activités de courtage de CBRE au Québec. Il a également occupé plusieurs rôles à la haute direction pour GE Capital aux États-Unis et au Canada et pour RBC.

Profil de l'organisme

Investissement Québec a pour mission de favoriser la croissance des investissements au Québec, contribuant ainsi au développement économique et à la création d’emplois dans toutes les régions. La Société offre aux entreprises une gamme complète de solutions financières, notamment des prêts, des garanties de prêts et des prises de participation, pour les aider à toutes les étapes de leur développement. Il est également responsable de l’administration des mesures fiscales et de la prospection pour les investissements étrangers.