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21 mai 2019

Entamer sa transformation digitale en tirant parti de l’expertise numérique existante au Québec par Guy Parent d’Opimian

Principales conclusions :

  1. Compte tenu du niveau d’expertise en technologie et en intelligence artificielle retrouvée au Québec, les PME de la province devrait bénéficier d’une numérisation accrue afin d’être compétitifs au niveau mondial. Le gouvernement du Québec et les entreprises de technologie doivent jouer un rôle plus important en veillant à ce que les entrepreneurs et les PME disposent des outils numériques adéquats pour demeurer concurrentiels et faire progresser l’économie du Québec.
  2. Pour être compétitif à l’ère numérique, nous devons regarder au-delà des grandes régions métropolitaines du Québec et développer l’infrastructure nécessaire pour fournir une connectivité et des services numériques de haute qualité dans toutes les régions.
  3. Les entreprises traditionnelles intéressés par la transformation numérique ont souvent peu de compréhension sur la vraie valeur ajoutée que les nouveaux outils numériques peuvent apporter à leur entreprise. Le gouvernement doit fournir une aide à ce chapitre et doit
    également concevoir un moyen plus simple pour les PME de demander des subventions pour la transformation numérique au Québec.

Appel à l’action :

L’intelligence artificielle est la quatrième révolution industrielle, nous devons donc entamer cette économie le plus rapidement. Cependant, pour ce faire, nous devons offrir la meilleure infrastructure numérique au prix le plus bas pour aider les PME du Québec à être concurrentielles sur la scène mondiale.

Qu’est-ce que le Québec fait bien et que devrait-il faire différemment en ce qui concerne la numérisation de son économie?

Compte tenu du niveau élevé d’expertise en technologie et en intelligence artificielle dans la province du Québec les petites et moyennes entreprises (PME) devraient certainement bénéficier d’une certaine directive en numérisation afin de pouvoir rester compétitif à l’échelle internationale. Mais nous n’y sommes pas encore. Pour plusieurs PME hors de grandes villes du Québec, leur présence et leurs activités en ligne sont ralenties par le manque d’infrastructure adéquate. En mars 2018, le groupe d’étude IRIS a publié un rapport indiquant que près de 340 000 foyers familiaux – environ 10 % de la population québécoise – n’ont pas accès à un service Internet de qualité. Imaginez que vous perdiez des clients au profit d’un cabinet comptable l’autre côté de la planète, à cause que votre présence en ligne est inexistante.

D’abord et avant tout, si nous voulons être compétitifs à l’ère numérique, notre leadership en technologie doit être étendue au-delà des grandes villes métropolitaines du Québec. Nous devons développer l’infrastructure nécessaire et des boîtes à outils pour fournir des services numériques de haute qualité à toutes les régions.

Quels politiques et programmes le gouvernement devrait-il mettre en place pour aider les PME à numériser leurs activités?

Le gouvernement fournit actuellement beaucoup d’investissements et de subventions pour le soutien aux entreprises pour qu’elles puissent entamer leurs transformations numériques. Mais les processus en place pour obtenir le financement sont douloureusement compliqués et nébuleux.
Les demandes de subvention doivent être claires et simples. Contrairement aux grandes entreprises dotées d’avocats et de comptables, les propriétaires de petites entreprises ne disposent ni du capital humain ni des ressources nécessaires pour passer par des procédures interminables et des formalités administratives. Il est nécessaire de concevoir un moyen plus simple pour les PME de demander des subventions pour la transformation numérique au Québec.

Le gouvernement devrait -il jouer un rôle en encourageant les entreprises de haute technologie à contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises dans les autres secteurs du Québec ?

Selon mon expérience, ni le gouvernement ni des sociétés en technologie ont contactés Opimian. C’est moi qui les ai rejoints.

Ça devrait être l’inverse. Ceci dit, c’est effectivement une collaboration difficile à faire avancer parce que les deux parties, soit les entreprises de haute technologie et le gouvernement, ne parlent pas le même dialogue que la main-d’œuvre traditionnelle. La transformation numérique est intimidante pour de nombreux entrepreneurs, même pour certains nés à l’ère de l’informatique et des médias sociaux. En tant que comptable, je eu le privilège d’avoir été introduit dans le monde informatique. Mais ce n’est pas le cas pour beaucoup dans mon réseau professionnel. De nombreux entrepreneurs dans mon groupe d’âge gèrent leurs affaires sans bien comprendre les outils numériques à leur disposition. Ce n’est
vraiment pas facile pour eux de s’adapter.

Par conséquent, le gouvernement et les grandes entreprises de technologie devraient certainement jouer un rôle de guide pour notre économie et nos entrepreneurs tout au long du processus de numérisation. Nous en avons besoin pour traduire les avantages de la numérisation aux chefs d’entreprise traditionnelle, car ceux qui investissent dans la transformation numérique n’ont souvent aucune réelle compréhension de la vraie valeur qu’apportent les nouveaux outils. Cela nui à notre compétitivité économique. Si nous ne renforçons pas notre leadership et notre main-d’œuvre en favorisant la numérisation aux niveaux local, régional et national, nous allons prendre du retard à l’échelle mondiale. Il y a quinze ans, les magasins situés dans le bloc du voisinage étaient les concurrents principaux. Maintenant, la concurrence n’a presque aucune frontière géographique.

Quelle est votre expérience avec la numérisation chez Opimian se passe-t-elle ? Comment le processus améliore-t-il vos opérations?

Nous sommes encore au début de notre processus de numérisation. Opimian opère depuis plus de 45 ans. Au cours des 10 dernières années, il n’était même pas venu à l’esprit d’investir dans un système numérique. Quand j’ai commencé ici, nous étions l’un des plus grands réseaux de club de vins. Nous avons réuni notre clientèle surtout par bouche à oreille, les références, les événements et à travers nos tournois de golf. La façon de faire affaires n’avait pas changé depuis 20, 25 ou même 30 ans. Avant nous définissions nos clients cibles à travers des études de marketing et par la suite, nous développions des matériaux de communications qui répondaient à leurs besoins.

De toute évidence, la façon dont les gens se connectent aujourd’hui est complètement différente. Bien que le vin ne puisse pas être numérisé, si nous voulons rester dans l’entreprise de réseautage, nous devons suivre la foule sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’identifier nos marchés cibles à une vitesse incroyable et à analyser les données numériques accumulées grâce à des tactiques de marketing en ligne. Les entreprises ont accès aux poches, aux sacs et à l’attention des gens 24h / 24 et 7j / 7. C’est une portée puissante pour tout entrepreneur.

Quels objectifs commerciaux souhaitez-vous atteindre grâce à votre processus de numérisation?

Actuellement, la moyenne d’âge de nos membres est de 57 ans. Avec la numérisation, nous cherchons à attirer et à comprendre un marché cible plus jeune. La question qui se pose est de découvrir comment attirer une jeune génération pour l’organisation des événements de réseautage des clubs de vin. Notre équipe est passionnée par la recherche de réponses grâce à notre transformation numérique. Nous voulons savoir quels outils sont disponibles pour découvrir et atteindre ce public cible et nous doter des compétences appropriées pour continuer à évoluer rapidement. Bien entendu, notre transformation numérique change la façon dont Opimian fonctionne depuis près de 50 ans maintenant. Mais il est surprenant de voir à quel point la phase de discussion et de découverte a été intéressante. Je pense que tout entrepreneur assionné voudrait savoir et être capable de se connecter avec son public.
Une autre priorité est de créer le même sens de connexion que nous avons établi entre nos membres avant l’ère numérique. Nous voulons apprendre à créer une conversation significative qui impacte notre public. De plus, un autre objectif est d’attirer de nouveaux membres avec des approches spécialisées. Par exemple, faire une dégustation de vin après une journée de trekking. L’idée serait de créer des événements qui répondent aux loisirs de nos membres.
J’imagine que les informations que notre clientèle partagera avec nous sera semblable à avant, tel que leur passe-temps, leurs préférences d’horaires et plus encore. Ces informations seront simplement regroupées et livrées différemment et il s’agit de comprendre les nouveaux flux d’informations. Nous sommes déjà en train de numériser, mais si les experts en technologie nous donnaient des conseils, nous serions plus qu’heureux de les recevoir.

Bio

Guy Parent est le directeur général d’Opimian. Au cours des 15 dernières années, il a occupé des postes de direction au sein d’associations professionnelles variées, y compris celles d’universités et des anciens étudiants, d’ingénieurs et de courtiers en assurances. Il a été le directeur général du cabinet de Regroupement des COURTAGE l’assurance du Québec (RCCAQ), l’association professionnelle des firmes de courtage d’assurance de la province.

Profil de l'organisme

Opimian est le plus grand club de vin privé au Canada. Chaque année, il offre à ses membres la possibilité de découvrir plus de 500 vins exclusifs de caves viticoles du monde entier.