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22 mars 2019

Démocratiser les investissements québécois en IA pour bénéficier aux PME locales, par Jean-Louis Lalonde de Groupe AZUR

Principales conclusions :

  1. Les innovations technologiques numériques créées par les fournisseurs de technologies et les
    instituts de recherche québécois atteignent rarement le niveau des PME de la province. Cela doit changer, car l’augmentation des niveaux de productivité, d’efficacité et de compétitivité des PME aurait un impact majeur sur le PIB du Québec.
  2. Pour être concurrentielles dans la nouvelle ère de l’IA et numérique, les PME québécoises
    devront s’appuyer sur des solutions intelligentes basées sur l’IA, basées sur leur propre IP interne et leurs systèmes critiques.
  3. Les gouvernements doivent fournir une assistance pour augmenter considérablement le
    nombre de projets de transformation numérique des PME par le biais de programmes d’incitation plus spécifiques.

Appel à l’action :

Le gouvernement du Québec doit mettre en œuvre des initiatives qui exploitent les flux financiers entrant dans nos plateformes numériques et IA, pour aider les PME locales à rester compétitives et à devenir des leaders dans ce monde numérique. De plus en plus de fournisseurs de services technologiques ont besoin de politiques et d’incitations gouvernementales créatives, telles qu’un programme spécial destiné à soutenir les projets d’IA pour apporter rapidement des innovations au niveau des PME. L’objectif principal devrait être d’améliorer leur taux de réussite de la transformation numérique intelligente pour aider leurs services et leurs produits, et soutenir la concurrence mondiale.

Comment décririez-vous les forces et les faiblesses du secteur numérique au Québec ?

« Montréal possède le savoir-faire collectif nécessaire pour développer des solutions d’affaires intelligentes pour les trois principaux secteurs de l’économie canadienne : l’extraction des ressources, l’industrie manufacturière et la prestation de services. »

 

Le secteur est en pleine croissance et se porte très bien. Notre bassin de talents locaux et nos capacités en matière de recherche universitaire portant sur l’IA attirent des joueurs de calibre mondial tels que Google, Microsoft, IBM, Facebook et bien d’autres. Montréal a été nommée la deuxième plaque tournante mondiale en IA. Elle compte des centaines de chercheurs de renom, ainsi que plus de 10 000 étudiants universitaires dans des programmes connexes. De plus, un bon nombre d’instituts de recherche en IA réputés comme ElementAI, Mila, IVADO et d’autres s’y trouvent. Par conséquent, les capitaux affluent dans les organisations montréalaises mettant l’accent sur l’IA et sur leurs incubateurs d’IA. En raison de cela, Montréal possède le savoir-faire collectif nécessaire pour développer des solutions d’affaires intelligentes pour les trois principaux secteurs de l’économie canadienne : l’extraction des ressources, l’industrie manufacturière et la prestation de services. Il s’agit là d’un avantage indéniable.

« Les solutions et les capacités que nous avons déjà et qui sont issues de la recherche sur l’IA se doivent d’être démocratisées en étant implémentées dans toutes les entreprises du Québec afin qu’elles – ainsi que toute la province – puissent en bénéficier dès maintenant ! »

 

Toutefois, il existe actuellement une grave dichotomie entre le développement de ces techniques d’IA de pointe et leur application dans l’industrie. Trop d’argent est directement injecté dans les recherches avancées sur l’IA et il n’y en a pas assez qui est investi dans les entreprises de TI qui peuvent implémenter des solutions numériques et intelligentes au sein des PME à un coût qu’elles peuvent se permettre. Je suis d’avis que les concepts d’IA ont encore besoin d’être améliorés et de faire l’objet de recherches, mais, en même temps, les solutions et les capacités que nous avons déjà et qui sont issues de la recherche sur l’IA se doivent d’être démocratisées en étant implémentées dans toutes les entreprises du Québec afin qu’elles – ainsi que toute la province – puissent en bénéficier dès maintenant ! L’objectif devrait être que nous puissions mettre à profit nos capacités en IA pour développer des solutions d’affaires intelligentes pour les PME œuvrant dans tous les secteurs. Cela doit être fait en nous assurant d’adhérer à la Déclaration de Montréalpour un développement responsable de l’IA, qui vise à susciter un débat public et à proposer une orientation progressiste et inclusive du développement de l’IA.

« Si nous nous concentrons uniquement sur le développement de l’IA pour les grandes entreprises et laissons nos PME de côté, notre avenir et notre économie feront face à de grands risques. »

 

Essentiellement, nous devons exploiter le flux d’argent investi dans nos plateformes numériques et d’IA pour aider les PME québécoises à rester compétitives et à devenir des chefs de file sur le plan mondial. Pour ce faire, de plus en plus de fournisseurs de services technologiques auront besoin que le gouvernement mette en place des politiques et des incitatifs créatifs permettant d’introduire rapidement les innovations dans les PME afin d’accélérer leur rythme de transformation numérique et d’assurer que ces entreprises et leurs produits demeurent compétitifs à l’échelle mondiale. Si nous nous concentrons uniquement sur le développement de l’IA pour les grandes entreprises et laissons nos PME de côté, notre avenir et notre économie feront face à de grands risques.

Que devrait prioriser le Gouvernement du Québec afin de permettre aux PME d’augmenter leur compétitivité à l’ère des transformations numériques ?

Je crois qu’il existe actuellement suffisamment de programmes et d’incitatifs gouvernementaux pour accroître les exportations de services et de solutions offerts par les entreprises québécoises sur les marchés étrangers. Avoir un PIB positif est l’un des objectifs principaux de tout gouvernement. Cependant, nous devons également nous assurer que nos entreprises – comme les manufacturiers québécois par exemple – sont aussi efficaces que possible pour exporter des produits de haute qualité à un prix concurrentiel sur le plan international. Quel est l’intérêt de mettre l’accent sur l’augmentation de nos capacités d’exportation si nos processus et nos produits ne sont pas optimisés pour faire face à la concurrence mondiale ?

À cette fin, le gouvernement devrait encourager un plus grand nombre d’entreprises québécoises à adopter de nouvelles technologies grâce à des mesures incitatives et à des programmes gouvernementaux plus spécifiques.

Pour être concurrentielles dans la nouvelle ère de l’IA et du numérique, les PME québécoises devront compter sur des solutions intelligentes reposant sur l’IA, basées sur leur propre IP interne. Les gouvernements doivent mettre en place des programmes d’assistance pour augmenter le nombre de projets de modernisation liés aux applications critiques que les PME ont développés à l’interne.

Un système critique est un système essentiel à la survie de cette entreprise ou organisation. C’est ce type de solution qui est souvent à la base du succès initial de ces entreprises et de leur compétitivité.

Je rencontre souvent des membres des équipes TI de PME qui sont partagésentre la réécriture de leur application interne et l’utilisation de progiciels coûteux qui ne sont pas entièrement adaptés à leurs besoins offerts par des fournisseurs américains. Les PME ne peuvent pas dépendre seulement de ces progiciels génériques coûteux pour faire face à la concurrence. Ils doivent déployer des solutions numériques et reposant sur l’IA adaptées à leurs opérations spécifiques et offrant un excellent retour sur investissement en améliorant de manière innovante leur efficacité et en se différenciant de leurs concurrents. Ultimement, chacune des micro-tâches importantes d’une entreprise doit être optimisée pour assurer la compétitivité à l’échelle mondiale.

Que peuvent faire les PME, et leurs fournisseurs de solutions technologiques, pour accélérer l’adoption de solutions innovantes qui augmenteront leur productivité?

« Il est essentiel pour notre avenir économique de permettre aux entreprises de technologie d’exploiter la recherche et les applications de pointe en matière d’intelligence artificielle et de les intégrer dans des solutions destinées aux PME. »

 

L’une des principales raisons pour lesquelles les PME tardent à adopter des solutions technologiques innovantes est que la plupart des entreprises de technologie et des fournisseurs de solutions concentrent leurs efforts sur les grands comptes et laissent donc les PME de côté. Je dois dire qu’il est actuellement difficile de travailler avec les PME, car leur cycle d’achat pour des solutions innovantes est beaucoup trop lent. En effet, elles craignent d’investir trop d’argent dans des logiciels non adaptés à leurs besoins spécifiques. Elles craignent également que leurs propres solutions IP ou internes ne soient réduites à exécuter des fonctions génériques de bases non adaptées à leurs besoins. Cependant, Groupe AZUR est en train de prendre ce virage. En plus de nous concentrer sur les gros comptes, nous adaptons également notre offre aux besoins des PME. En nous fiant uniquement à leurs chiffres, l’augmentation des niveaux de productivité, d’efficacité et de compétitivité des PME aurait un impact majeur sur le PIB du Québec. Il est essentiel pour notre avenir économique de permettre aux entreprises de technologie d’exploiter la recherche et les applications de pointe en matière d’intelligence artificielle et de les intégrer dans des solutions destinées aux PME.

« Le gouvernement doit identifier les programmes d’IA dans lesquels il investit actuellement et voir comment démocratiser les applications et solutions issues de ces programmes en les adaptant pour les PME. »

 

Pour le dire tout simplement, le gouvernement doit identifier les programmes d’IA dans lesquels il investit actuellement et voir comment démocratiser les applications et solutions issues de ces programmes en les adaptant pour les PME. Le gouvernement devra jouer un rôle clé pour concrétiser ce plan.

Le grand défi consiste à trouver un moyen de prendre des solutions propulsées par l’IA conçues pour les grandes entreprises et de les rendre abordables pour les PME. Pour ce faire, Groupe AZUR s’appuie fortement sur l’automatisation logicielle grâce à un outil développé grâce à 20 ans de développement logiciel qui nous permet d’appliquer notre travail passé aux PME et à des IP et solutions internes. Notre ensemble de connaissances est basé sur des architectures de systèmes à haute performance, des infrastructures numériques et d’IA et des outils de haute productivité améliorés en permanence au fil des centaines de projets que nous avons réalisés pour nos clients.

« Malheureusement, beaucoup de PME ne sont même pas au courant des programmes gouvernementaux existants pour les aider à financer leur transformation numérique. »

Nous développons également des partenariats stratégiques visant à réduire le coût de développement. Malheureusement, beaucoup de PME ne sont même pas au courant des programmes gouvernementaux existants pour les aider à financer leur transformation numérique. C’est pourquoi l’un de nos partenaires nous aide à concevoir une solution qui permettra d’identifier les meilleures subventions gouvernementales disponibles pour chaque client.

Passer au prochain niveau est souvent un défi pour les start-up canadiennes. En tant qu’entreprise ayant surmonté cet obstacle avec succès, que conseilleriez-vous aux futurs entrepreneurs ?

Pour évoluer, les start-up doivent mieux prévoir l’avenir de leur entreprise. Beaucoup ne pensent qu’au court terme et n’ont pas la capacité d’anticiper ce qui les attend ; et ce défi sera aggravé par l’explosion de la complexité des activités au cours des prochaines années. Les nouvelles entreprises doivent avoir un excellent plan d’affaires, valider toutes les idées innovantes et s’assurer qu’elles peuvent bien gérer leurs flux de trésorerie une fois le projet lancé. Trop d’entreprises sont à court d’argent en développant trop rapidement leurs activités.

Ainsi, pour que les nouvelles entreprises se développent et restent en activité, elles doivent anticiper leurs résultats et réajuster en permanence leurs opérations pour les adapter aux objectifs budgétaires de leurs projets.

Chez AZUR, nous avons conçu une application Web pour prendre en charge notre incubateur AZUR Innova afin de valider rapidement le potentiel commercial de toute idée. L’objectif principal est d’éviter d’écrire une seule ligne de code pour une nouvelle solution SaaS ou une nouvelle fonctionnalité logicielle majeure avant que nous ne soyons sûrs que l’investissement sera rentable. Nous utilisons aussi EFS – notre propre solution de gestion de trésorerie intelligente – pour mieux naviguer dans nos opérations en temps réel. Cette solution nous propose des décisions de trésorerie optimisées prises en charge par l’intelligence d’affaires et l’IA. Notre objectif principal pour 2019 est de proposer le meilleur trésorier virtuel dans une solution SaaS abordable et multilingue à toutes les grandes et moyennes entreprises canadiennes.

Nous croyons fermement que cela permettra à toutes les entreprises canadiennes de prendre les décisions éclairées qui favoriseront la croissance de leurs activités. En outre, pour les investisseurs, nous pensons que tout investissement dans une entreprise doit être suivi de près avec ce type de solution afin de réduire les risques et d’avoir une bien meilleure compréhension de l’évolution et de la situation de l’entreprise en temps réel.

Développons-nous, attirons-nous et retenons-nous les meilleurs talents internationaux qui sont essentiels à la croissance du secteur des technologies ? Que faut-il faire différemment pour améliorer le bassin de talents locaux?

« Nous devons transformer le système d’éducation du Québec et l’adapter rapidement à la vitesse et aux besoins de l’économie moderne. »

 

Nous n’avons pas assez de travailleurs qualifiés dans chacun des secteurs technologiques et, en même temps, trop de nos jeunes décrochent de l’école. Je crois fermement que nous devons transformer le système d’éducation du Québec et l’adapter rapidement à la vitesse et aux besoins de l’économie moderne. Les étudiants apprennent actuellement trop de concepts basés surdes prémisses éducatives désuètes.

Ne vous méprenez pas, nous devons continuer à former des diplômés sortant de nos établissements d’enseignement supérieur, mais nous devons également former des professionnels hautement spécialisés possédant les compétences techniques requises – et nous devons les intégrer beaucoup plus rapidement sur le marché du travail. Notre système d’éducation unique ne fonctionne plus. Il est trop lent pour l’économie moderne et la situation va s’aggraver si nous ne modifions pas le rythme auquel nous produisons des spécialistes en technologies.

La solution, c’est de mettre en place une réforme du système de l’éducation qui met l’accent sur les mathématiques. Je ne reviens toujours pas du nombre de jeunes qui ont peur des mathématiques sans n’avoir jamais été exposés à sa beauté. Nous faisonstrès mal la démonstration du pouvoir des mathématiques qui sous-tendent les forces naturelles de l’univers. Nous devrions rendre l’apprentissage des sciences et des mathématiques amusant dès le plus jeune âge. Avec la vitesse et la capacité du réseau 5G à venir, je peux visualiser nos jeunes apprendre, une heure par jour, avec un robot-enseignant virtuel personnalisé les incitant à atteindre les niveaux de mathématiques tout en ayant une expérience ludique. Une fois qu’ils maitriseront parfaitement les concepts mathématiques, de nombreux autres concepts peuvent être compris rapidement.

Présentation éclair :

Le Gouvernement du Québec doit mettre en œuvre des initiatives qui exploitent les flux financiers entrants dans nos centres technologiques et d’IA et aider les PME locales à rester compétitives et à devenir des chefs de fileà l’ère numérique.Plus de fournisseurs de services technologiques doivent faire appel à des programmes gouvernementaux créatifs, tels que des programmes spéciaux destinés à soutenir les projets d’IA qui visent à apporter rapidement des innovations au niveau des PME. L’objectif principal devrait être d’améliorer leur taux de réussite en transformation numérique intelligente pour aider leurs services et leurs produits à faire face à la concurrence mondiale.

Bio

Jean-Louis Lalonde est président et chef de la direction de Groupe AZUR. Il a fondé la société en 1998 et dirige sa stratégie commerciale et ses activités de R&D. Il est titulaire d’un baccalauréat en Génie de la production automatisée et d’une maîtrise en Technologie de systèmes. Il possède également une expérience de la fabrication et de l’innovation logicielle. Passionné par les outils, les techniques et les abstractions de la construction de logiciels, il a contribué à de nombreux aspects des applications distribuées et des architectures basées sur des modèles.

Profil de l'organisme

Groupe AZUR se spécialise en le développement de logiciels financiers intelligents et sécuritaires. Leur kit d’outils propriétaires comprend un prototypage rapide d’un logiciel avec l’intelligence d’affaires (BI), l’intelligence artificielle (IA) et les technologies de Microsoft et Salesforce, entre autres, pour aider les clients à moderniser leurs logiciels stratégiques. Parmi ses produits, citons: EFS, un système de gestion de trésorerie intelligente, STMS qui permet aux trésoriers et aux directeurs financiers de simplifier et d’automatiser leurs opérations, d’améliorer la prise de décision et d’assurer une gestion optimale des risques ; et AZUR Innova, une initiative de cloud qui renforce la compétence des parties prenantes des unités d’affaires avec une solution agile optimisée offrant un moyen efficace de développer des solutions de cloud de haute qualité pour les moyennes et grandes entreprises.

Spotlight réalisé par TheFutureEconomy.ca

Le Québec, et en particulier Montréal, s’est positionné comme une plaque tournante mondiale pour les géants de la technologie. Mais les développements technologiques que la province est en train de développer sont-ils exploités localement pour améliorer la compétitivité des PME québécoises? Quels sont les avantages si cette démocratisation de la technologie peut être réalisée? Et que doivent faire les principales parties prenantes pour y parvenir? Cette entrevue fait partie d’un spotlight mettant en vedette 4 experts. Vous pouvez lires les autres entrevues :

« La feuille de route de numérisation pour les PME québécoises » avec Pierre Fitzgibbon, Ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec

« Le capital humain en technologie : le plus important fossé à combler » avec Alexandre Sieber, Premier vice-président, Services financiers aux entreprises et stratégies clients chez Investissement Québec

« Entamer sa transformation digital en tirant parti de l’expertise numérique existante au Québec » avec Guy Parent, Directeur général chez Opimian.